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vendredi 5 novembre 2021

Black Widow, de Cate Shortland


Pour la sortie du DVD de Black Widow, l'équipe de L'Etrange Librarium tenait à vous donner son avis sur ce dernier opus. Nous avons eu la chance de voir ce film au cinéma Eden 3 d'Ancenis.

Ce film se passe bien après les événements épiques d'Avengers Endgame, mais sait brillamment nous faire explorer le passé de la plus héroïque des agents secrètes.

Dans ce film, qui a des a des airs de genèse, on découvre l’organisation qui a vu naître la fameuse Black Widow et ses sœurs ainsi que la face sombre des missions vécues par ces agents parfois très jeunes.


Sachez que nous avons trouvé particulièrement savoureuses les quelques minutes durant lesquelles on voit Natasha adolescente en mission d’agent dormant avec sa “famille”. La  Natasha adolescente est (très bien) interprétée par Ever Anderson, qui n'est autre que la fille de Milla Jovovich qui nous promet un bel avenir !



On re-découvre une Natasha Romanoff qui a raccroché les flingues mais qui est poussée bien malgré elle à replonger dans son ancienne vie. La Natasha d’aujourd’hui est toujours aussi badass, mais est moins méprisante pour la vie humaine et a même des scrupules à tabasser ou à tuer à tour de bras. Cette évolution est plus que bienvenue et permet de comparer la Veuve Noire d’aujourd’hui à ses “sœurs” qui sont un reflet de ce qu’elle était autrefois.



Notre super espionne se retrouve donc épaulée par d’autres Veuves Noires renégates, et par un sur-homme haut en couleur. L’équilibre des personnages est vraiment bien ficelé : les femmes sont à l'honneur dans ce film, sans pour autant tomber dans l'excès. Et les hommes savent s’effacer sans pour autant être sous-exploités.

Même si l’intrigue est assez téléphonée, la recette fonctionne et on se laisse happer par ce film manichéen et plein de bon sentiments.


Je dois dire que je suis assez déçu du bras droit du “méchant” pour deux raisons : primo, c’est vraiment sous-exploiter une actrice telle qu’Olga Kurylenko et secondo le retournement de veste de cette dernière est vraiment très mal amené ! 


Le casting est à la hauteur de nos attentes et nous offre des têtes d’affiche. Nous retrouvons évidemment Scarlett Johansson mais aussi Rachel Weisz, Florence Pugh, David Harbour ou Olga Kurylenko.


Visuelement ce film est tout à fait au niveau des précédents et musicalement c'est la même recette que d'habitude, la mayonnaise prend toujours aussi bien mais rien d'original de ce coté-là. Les studios Marvels font dans le fan service avec des bastons toujours plus badass, qui pour le coup fonctionnent bien avec des héros dépourvus de super pouvoir qui n'ont que leur poings pour se défendre.


Cet opus se paie même le luxe de lancer de très nombreuses pistes pour la prochaine génération de Marvel. La quête des Veuves Noires pour libérer leurs sœurs pourra sans doute croiser le chemin de nouveaux héros, peut-être deviendront-elle le nouveau service d'espionnage des Avengers ? Ou même un nouveau Shield ?!

Je vous laisse à vos rêveries.



Marquis De Toupel

mercredi 29 mars 2017

Ghost In The Shell, de Rupert Sanders



Dans un futur proche, le Major est unique en son genre: humaine sauvée d’un terrible accident, son corps aux capacités cybernétiques lui permet de lutter contre les plus dangereux criminels. Face à une menace d’un nouveau genre qui permet de pirater et de contrôler les esprits, le Major est la seule à pouvoir la combattre. Alors qu’elle s’apprête à affronter ce nouvel ennemi, elle découvre qu’on lui a menti : sa vie n’a pas été sauvée, on la lui a volée. Rien ne l’arrêtera pour comprendre son passé, trouver les responsables et les empêcher de recommencer avec d’autres.

Ghost In The Shell sort aujourd'hui en France. Ce long-métrage réalisé par Rupert Sanders est l'adaptation en prises de vue réelle du film d'animation de Mamoru Oshii. sorti en 1995 (lui-même adapté du manga de Masamune Shirow prépublié au Japon en 1989 dans le Young Magazine).

J'ai pu découvrir le film en avant-première hier au Cap'Cinéma Carcassonne que je remercie. A l'heure qu'il est néophytes curieux, puristes hermétiques à une nouvelle version  de Ghost In The Shell et passionnés ouverts à une nouvelle adaptation sont sans doute en train de se livrer un combat sans merci sur la toile à propos de ce film tant attendu et redouté !
Qu'on se le dise je ne m'étendrai pas à comparer le film d'animation des années 90 à cette version de 2017. Ma chronique s'en tiendra donc à parler de l'adaptation signée Rupert Sanders.

Si Ghost In The Shell n'est pas complétement fidèle à l'oeuvre originelle elle n'en dénature ni le propos, ni les questionnements, ni l'esthétique. 
Dans un univers cyberpunk nous suivons les pas du Major Mira Killian (Scarlett Johansson) dont le cerveau a été transplanté dans un corps cybernétique. En quête de ses originies et enquêtant sur des meurtres son esprit oscille entre son humanité et ce que la science et les technologies de pointe ont fait d'elle.
La réflexion philosophique inhérente à la licence "Ghost in the Shell" est bien présente : relation entre humain et machine, évolution... Ayant rendu pas moins de huit pages sur Matrix et la philosophie que la trilogie véhicule lors du baccalauréat, je ne peux qu'approuver ces films où la science-fiction n'est que prétexte à un questionnement plus profond.
L'esthétique du film est à mon sens à la hauteur des attentes. Oscillant entre modernisme et tradition le rendu est l'image du Japon : d'impressionnants buildings et de colossaux hologrammes rivalisent  avec les apparitions fugaces de constructions plus traditionnelles dans un décor à couper le souffle à la fois sombre et lumineux, noir et coloré.


Pour les costumes là encore traditions et modernité se cottoient. Tenues occidentales et ancestrales se croisent dans les rues. Mention spéciale au magnifique Kimono porté par la Geisha Bot !
La mise en scène est de qualité portée par des scènes d'actions parfaitement chorégraphiées alternant avec des moments plus contemplatifs permettant au spectateur de profiter de la beauté vertigineuse des décors.
La bande-originale ne m'a personnellement pas laissé un souvenir impérissable si ce n'est le titre d'ouverture (à écouter ICI) déjà présent dans le film d'animation qui est tout simplement envoûtant et dont le style colle parfaitement à l'univers.

"Un beau fantôme dans une coquille vide" : voilà ce qu'on peut lire sur la toile au sujet du Major et de Scarlett Johansson. L'occasion donc d'en venir aux personnages et au jeu des acteurs ! Si l'ensemble du casting est d'une qualité indéniable on est cependant amener à regretter que les personnages n'aient pas plus de profondeur. Ils sont en mi-teintes, rapidement mis de côté au profit de l'esthétique visuelle du long-métrage. Et c'est fort dommage car on aurait aimé voir leurs caractères s'affirmer à l'écran, leurs histoires respectives et leurs passés mieux développés. 
De là à affirmer que l'on est fasse à une coquille vide non ! Mais on n'a sans doute pas encore trouvé la perle rare ! Les acteurs interprêtent leurs rôles avec justesse et si, en effet, l'identité profonde des personnages peinent à jaillir ils ne sont pas médiocres pour autant. En 1h47 ils semblent juste manquer de temps pour évoluer pleinement... à peine ont-ils posé leurs marques que voilà venue la fin !

Cependant Ghost In The Shell a le mérite de transporter son public dans un univers riche, travaillé, esthétiquement irréprochable et dont l'intrigue rythmée ne laisse pas de place à l'ennui ! Cette adaptation convainc plus qu'elle ne déçoit !

Lady Fae

Cette chronique sera complétée prochainement par l'avis de Lord Kavern