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mercredi 17 juillet 2019

Us, de Jordan Peele


De retour dans sa maison d’enfance, à Santa Cruz sur la côte Californienne, Adelaïde Wilson a décidé de passer des vacances de rêves avec son mari Gabe et leurs deux enfants : Zora et Jason. Un traumatisme aussi mystérieux qu’irrésolu refait surface suite à une série d’étranges coïncidences qui déclenchent la paranoïa de cette mère de famille de plus en plus persuadée qu’un terrible malheur va s’abattre sur ceux qu’elle aime. Après une journée tendue à la plage avec leurs amis les Tyler, les Wilson rentrent enfin à la maison où ils découvrent quatre personnes se tenant la main dans leur allée. Ils vont alors affronter le plus terrifiant et inattendu des adversaires : leurs propres doubles.

A une semaine de la sortie en DVD, Blu-Ray et 4K UHD de Us, L'Etrange Librarium revient sur ce long métrage signé Jordan Peele. Le réalisateur avait fait une entrée réussie avec Get Out en 2017.
Malheureusement malgré un pitch vraiment alléchant, Us peine à convaincre. Les acteurs ne sont pas à blamer. Lupita Nyong'o, en particulier, livre ici une prestation de haut vol dans la rôle d'une mère hantée par un traumatisme d'enfance qui a littéralement bouleversé sa vie. Face à elle Winston Duke (le mari de l'héroïne), Evan Alex et Shahadi Wright Joseph (les enfants) et Elisabeth Moss (que vous avez pu voir dans la série La Servante Ecarlate) assument pleinement leurs rôles, chacun incarnant à la fois son personnage et son double maléfique.

Mais malgré un excellent jeu d'acteur le film peine à décoller. Si le premier tiers de Us se veut lent pour une mise en place permettant de faire monter la tension, cette dernière retombe assez vite après l'apparition des doubles vêtus de rouge et armés de ciseaux. Dans un premier temps on ne comprend pas ce qu'ils sont venus chercher, la chasse à l'homme qu'ils lancent pour éliminer leurs "originaux" reste sans surprise et ne dégage pas de sensation d'angoisse chez le spectateurs (la BO, pourtant irréprochable, ne parvient pas à sauver l'ambiance dramatique qui s'annonçait pourtant dans le trailer).
L'ensemble manque de jumpscares, de clareté dans le propos et reste globalement très convenu entre des scènes de poursuites qui manquent de peps, des meurtres sanglants qui n'apportent pas grand chose à l'intrigue et une explication finale que l'on avait aisément vu venir.

Us est certes très bien écrit, très bien filmé et porté par des acteurs qui ont sû donner vie à leurs personnages respectifs mais c'est un film qui se révèle être tout juste horrifique. Les quelques touches d'humour censées redonner un peu d'oxygène au public sont vaines dans un long métrage où la peur n'est pas franchement au rendez-vous.

Us n'est pas mauvais en soi mais s'avère, dans l'ensemble, assez décevant. Non pas par sa mise en scène soignée, ni même par le scénario mais on reste sur notre faim face à un film que l'on aurait aimé plus abouti et beaucoup plus angoissant. Us n'est pas assez oppressant pour tenir le cinéphile en haleine pendant deux heures. En bref Us est un bon slasher mais guère plus !

Lady Fae


vendredi 5 juillet 2019

Spider-Man : Far From Home, de Jon Watts



L’araignée sympa du quartier décide de rejoindre ses meilleurs amis Ned, MJ, et le reste de la bande pour des vacances en Europe. Cependant, le projet de Peter de laisser son costume de super-héros derrière lui pendant quelques semaines est rapidement compromis quand il accepte à contrecoeur d'aider Nick Fury à découvrir le mystère de plusieurs attaques de créatures, qui ravagent le continent !

Spiderman : Far From Home est le nouvel opus "solo" de ce héros Marvel depuis qu’il est incarné par le jeune et talentueux Tom Holland. C’est surtout le premier film qui ouvre la le cycle de l’après Avengers : Endgame et la dixième adaptation de ce héros au cinéma.
Faisant suite à Civil War, Homecoming, Infinity War et Endgame, qui ont posé, de nouveau, les bases de ce héros, en le campant sous les traits d’un jeune adolescent, Peter Parker (Tom Holland) reprend malgré lui du service lors d’un voyage scolaire.
Lui et plusieurs élèves de sa classe ont subi, comme la moitié des êtres vivants de l’univers, l’effacement décidé par Thanos. Revenus à la vie durant les évènements apocalyptiques qui vont amener à la dissolution du groupe des Avengers, cinq ans plus tard, Peter tente de vivre une presque normale d’adolescent. Ce qui est parfois étrange ou cocasse vu que ceux qui n’ont pas été effacés ont vécu et vieilli de cinq années de plus que les autres.

Mais son statut d'Avenger survivant le rattrape et il se découvre héritier d’une partie des immenses ressources de Tony Stark et d’un peu de sa charge de héros. L’ombre de Ironman est toujours présente tout comme son souvenir, et la charge qui incombe à Peter est parfois trop lourde pour ses frêles épaules.
Alors que de nouvelles menaces et un nouveau héros émergent, le pauvre Peter, lui ne rêve que de mettre Spiderman, quelques temps, entre parenthèse et vivre simplement son voyage scolaire en Europe en compagnie de ses amis.

Spiderman : Far From Home est un excellent divertissement à la mise en scène travaillée. Le dynamisme des scènes d’action, entrecoupées avec humour ou tendresse de moment de vie d’adolescent, est tout simplement bluffant. Le film se destine avec intelligence tant aux vieux fans de l’homme araignée qu'aux tous jeunes. Cassant les codes du genre "film d’Adolescents", Spider-Man : Far From Home est un superbe hommage aux Teenmovies des années 80-90, dont il emprunte énormément de savoir-faire, tout en étant un reflet de notre époque actuelle et de ses travers. La question de l’image, de l’influence, du contrôle de l’information et de la crédulité des gens est au coeur des sujets de ce film.

Sony, associé à Marvel, nous livre ici un film à grand spectacle, rafraichissant, plus léger, plus insouciant et moins sombre que les derniers opus Avengers, heureusement, dans lequel on prend plaisir à retrouver le "garçon araignée".

Lord Kavern