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dimanche 9 juin 2019

X-Men - Dark Phoenix, de Simon Kinberg


Dans cet ultime volet, les X-MEN affrontent leur ennemi le plus puissant, Jean Grey, l'une des leurs.Au cours d'une mission de sauvetage dans l'espace, Jean Grey frôle la mort, frappée par une mystérieuse force cosmique. De retour sur Terre, cette force la rend non seulement infiniment plus puissante, mais aussi beaucoup plus instable. En lutte contre elle-même, Jean Grey déchaîne ses pouvoirs, incapable de les comprendre ou de les maîtriser. Devenue incontrôlable et dangereuse pour ses proches, elle défait peu à peu les liens qui unissent les X-Men.

Dark Phoenix était très attendu par les fans de X-Men, pour autant à peine sortie les critiques négatives pleuvent sur la toile.
Famke Janssen (la Jean Grey des premiers X-Men) ne cachait pas son enthousiasme à la presse ! Elle confiait dernièrement être "contente que le Phénix Noir ait son propre film car elle [Jean Grey] le mérite. C'est une histoire forte et importante dans les comics que nous avions peu exploiter dans L'Affrontement Final. C'était quelque chose qui devait être raconté dans un film à part entière et c'est merveilleux que ce soit le cas." 
Mais si le quotidien 20 minutes considère que "le dernier volet de la saga X-Men est une réussite", l'Express le voit comme un échec :  "l'histoire est affligeante et déjà vue - une élève de l'école des X-Men est entraînée du côté obscur de la Force par ses superpouvoirs - et la réalisation, soporifique".
A L'Etrange Librarium l'avis est plus mitigé. Sans être un désastre Dark Phoenix n'est pas le meilleur des X-Men.


Malgré un casting de qualité (James McAvoy, Michael Fassbender, Sophie Turner, Jennifer Lawrence...) le film peine à décoller. Les acteurs semblent parfois se demander ce qu'ils font là et malgré leur brillante carrière ils peinent à convaincre vraiment.
Si visuellement la réalisation est très satisfaisante, on a du mal à accrocher pleinement au récit et à s'attacher aux personnages. Ils sont globalement tous très en-dessous de ce à quoi nous avions été habitué jusque là !
Sophie Turner ne s'en sort pas trop mal mais il est clairement difficile de reprendre le rôle de Jean Grey que Famke Janssen avait brillament interprêté. Elle était plus sombre, plus fragile, plus torturée dans sa relation aux autres et le final où Wolwerine la libère d'elle-même était bien plus intense à lui seul que Dark Phoenix dans son intégralité.

Le film de Simon Kinberg manque cruellement de profondeur, tout semble traîté trop rapidement, avec trop de légèreté compte tenu de la complexité des personnages, de leur passé et des relations qu'ils entretiennent entre eux.
Dark Phoenix, s'il ne permet pas à la saga de renaître de ses cendres, reste cependant un film à l'esthétique soignée (y compris la BO signée Hans Zimmer).

Lady Fae

samedi 8 juin 2019

Godzilla II - Roi des Monstres, de Michael Dougherty


L'agence crypto-zoologique Monarch doit faire face à une vague de monstres titanesques, comme Godzilla, Mothra, Rodan et surtout le redoutable roi Ghidorah à trois têtes. Un combat sans précédent entre ces créatures considérées jusque-là comme chimériques menace d'éclater. Alors qu'elles cherchent toutes à dominer la planète, l'avenir même de l'humanité est en jeu...

Ce nouvel opus fait suite au Godzilla sorti en 2014 et réalisé par Gareth Edwards. Découvert au CGR Carcassonne, partenaire de L'Etrange Librarium, ce second volet est signé Michael Dougherty à qui l'on doit, entre autre, X-Men Apocalypse et Superman Returns.

Si le film ne brille pas vraiment par son scénario un brin convenu, force est de constater qu'il se rattrape clairement sur les effets spéciaux, les combats entre Kaijūs plus impressionnants que jamais et un casting vraiment à la hauteur : Vera Farmiga (Source Code), Millie Bobby Brown (Strangers Things) dont la sensibilité apporte une touche de douceur au film, Ken Watanabe (Inception) impérial comme à l'accoutumée, Sally Hawkins (La Forme de l'Eau) et Charles Dance (Dracula Untold) se donnent la réplique face à près d'une vingtaine de monstres prêts à en découdre.

A l'instar de films comme Pacific Rim ou Kong : Skull Island, c'est le genre de blockbuster que l'on va voir en salles pour son côté grand spectacle assumé et ses scènes d'action bluffantes, plus que pour le récit lui-même. Ce dernier finit toujours par nous servir son éternel discours sur la place de l'Humain et sa propension à détruire son environnement, le tout sur fond de drames familiaux.

Malgré tout Godzilla II - Roi des Monstres est de ces oeuvres que l'on regarde avec un plaisir coupable : on sait plus ou moins à l'avance ce que l'on va y trouver mais on se laisse prendre au jeu face à l'esthétique impeccable du film porté par une BO magnifique signée Bear McCreary.


Lady Fae