vendredi 30 juin 2017

The Last Girl - Celle qui a tous les dons, de Colm McCarthy


Au fin fond de la campagne Anglaise, une base militaire héberge et retient prisonnier un groupe d'enfants peu ordinaires qui, malgré le fait d’avoir été infectés par un agent pathogène "zombie" qui a décimé la planète, demeurent capables de penser et de ressentir des émotions. Lorsque la base est attaquée, Mélanie, qui semble être la plus surdouée d’entre eux, réussit à s’échapper en compagnie de son professeur, de deux soldats et d’une biologiste qui ne voit en elle qu’un cobaye indispensable à la découverte d’un vaccin. Dans une Angleterre dévastée, Mélanie doit découvrir qui elle est vraiment et décider ainsi de son propre sort comme celui de l’humanité tout entière.

The Last Girl est un film dramatique anglais se passant dans un proche futur post-apocalyptique où les derniers survivants humains se terrent dans des bases surprotégées pour échapper aux voraces, des personnes infectées par une épidémie fongique qui les transforme en zombies. Le film, réalisé par Colm McCarthy, est basé sur le roman éponyme de M.R. Carey a qui on doit plusieurs scénarios de comics tels que Lucifer (Vertigo), Sandman Presents, Red Sonja ou Ultimate Fantastic Four entre autre.

En voyant le film on ne peut que penser à une autre histoire de zombie fongique prenant place dans une sorte de roadtrip apocalyptique : The Last of Us. Sans pour autant avoir les moyens de ce sommet de l'expérience vidéoludique (plus de 40 millions de dollars), The Last Girl, avec un budget de 5 millions de dollars, joue sur des effets moins spectaculaires qu'un blockbuster du cinéma ou du jeu vidéo mais franchement efficaces.  Les lieux de tournages (bases militaires, bâtiments en ruines, ou envahis par la végétation) sont très bien rendus, appuyés par des incrustations CGI (Computer-Generated Imagery) discrètes mais qui dépeignent une ville de Londres ravagée. Les accessoires sont réalistes (masques respiratoires, véhicules, bunkers/PC étanches déployés lors de l'épidémie, etc…) et le maquillage des infectés s'avère simple mais efficace. 

Le film est porté par l'interprétation de ses acteurs surtout : les figurants  ne sont pas trop caricaturaux (qu'ils soient militaires ou zombies) et campent bien leur rôles. 
Glenn Close (Docteur Caldwell), froide à souhait,  joue une médecin épidémiologiste pragmatique qui ne voit en ces enfants infectés que des sujets pouvant l'amener a trouver un vaccin pour sauver l'humanité. Elle est contrebalancée par Gemma Arterton (Helen Justineau) qui, elle, joue l'enseignante des enfants infectés et leur apporte les seules démonstrations d'affection ou d'humanité. Enfin Paddy Considine (Sergent Eddie Parks) campe un militaire réserviste froid qui se révèle plus nuancé qu'il n'y parait sur la fin, lorsque le vernis institutionnel s'efface devant la nécessité de survivre.  

Ce qui frappe dans ce film c'est l'innocence et la candeur qui se dégage du personnage de Mélanie, campée par la jeune actrice Sennia Nanua. Paradoxalement, elle a conscience qu'elle est "différente" et qu'elle peut être dangereuse pour les autres mais veut surtout être considérée comme un être intelligent, doué de sentiments et non un simple monstre affamé comme les humains infectés par le champignon.

Tout cela fait de The Last Girl, un film intelligent, à la narration parfois un peu lente mais qui choisit de prendre le thème de l'apocalypse zombie, non pas comme l'ont fait un certain nombre de blockbusters mais sous un nouveau jour original. Le film parle de la fin de la civilisation abattue par une terrible pandémie et de l'avènement d'une nouvelle ère où seuls les adaptés survivront.

Lord Kavern

4 commentaires:

  1. donc un bon retour sur le film mais avez vous lu le livre? et est ce assez proche de celui - ci? je sais bien que peu de livres mis en images donnent de bon film, mais ici est ce que la "philosophie" du livre est gardée?

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    1. Bonjour Erwan

      Nous n'avons pas eu l'occasion de lire le roman mais nous n'y manqueront pas afin de pouvoir nous en faire une idée et de voir si le film en est proche ou non.

      Nous vous en diront plus après lecture !

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    2. ok merci ou alors c'est moi qui le ferai ayant lu le livre ;-)

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    3. donc je l'ai enfin vu très bonne adaptation du livre (mais heureusement car l'auteur est le scénariste du film) j'ai passé un bon moment et retrouvé l'ambiance du livre même si j'ai l'impression d'avoir plus frémit durant la lecture que durant le visisonnage

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