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mardi 8 octobre 2013

Interview de Guillaume Bouiges, réalisateur de Heroes of the Dark




L'Etrange Librarium : Nous venons de voir trois films que vous avez réalisé. Quelles ont été  vos sources d'inspiration ? Qui sont vos "maitres" en SF ?

Guillaume Bouiges : Alors, mon maître ultime en SF et fantastique est John Carpenter. Il parvient toujours à captiver l'attention du spectateur, même avec des petits moyens. Son atmosphère lourde et pesante me parle depuis que j'ai vu ses premiers films. Mon premier a été New York 1997 je crois, et après beaucoup ont suivi. Une chose que j'adore particulièrement chez lui, est un manque, ou parfois même une absence de Happy End niais comme on peut en voir dans tous les films. Rares sont ses films qui se terminent bien. Ou au moins, s'ils se terminent bien, il y a toujours un ou deux personnages qu'on adore qui ont été tués. 
Ensuite, j'aime beaucoup Michael Bay et Roland Emmerich pour leur côté.... destructeur très inspirant. Mais mon inspiration ne va pas beaucoup plus loin, bien que Stargate reste l'une de mes références. 
Je peux également parler de M. Steven Spielberg dont j'adore la moitié de la filmographie et dont je n'aime pas du tout l'autre moitié. Spielberg m'a énormément inspiré pour Intrusion, via Rencontres du 3ème Type. Ce film était de la véritable magie. 
Ensuite, viennent mes deux autres maîtres Alex Proyas (Dark City, The Crow..) et David Twohy (The Arrival, Pitch Black, Riddick) qui évoluent toujours dans un univers sombre qui me correspond tout à fait. 
J'aime également énormément Mamuro Oshii, réalisateur de Ghost in the Shell et Avalon, que je considère comme un véritable génie.

E.L : Qu'aimez vous et qu est ce qui vous attire dans l'univers de la science fiction ?
G.B : La science fiction permet de s'évader, de rêver, de sortir de ce monde réél trop inintéressant, que ce soit via Terminator, Riddick, E.T, ou Los Angeles 2013. 
C'est un monde dans lequel on a aucune limite de création car même les limites dites "scientifiques" pour le réalisme peuvent être dépassées dès que l'on franchit la barrière de l'espace. Et c'est aussi pour cette raison que c'est mon genre de prédilection car ca permet d'apporter aux gens un peu de rêve. C'est aussi pour cela que je fais ce métier. Car faire un film social qui raconte les problèmes d'une banlieue, c'est une chose, ce peut être très intéressant et servir à dénoncer. 
Mais un film qui va transporter le spectateur dans un autre univers, des scènes qui vont lui faire penser ne serait-ce qu'une demi-seconde "Et si ? Et si c'était possible ? Et si un jour je pouvais faire ce que je fais le héros ?". Et c'est cette petite étincelle qui s'allume dans les yeux des gens qui est la meilleure récompense, c'est cette petite larmichette qui a coulée parce que le vaisseau extraterrestre leur a fait tellement d'effet qu'ils ont été ému. Cette expression qu'a une personne à la fin du film, et qui me dit que telle scène était trop belle et qu'elle lui a tiré une larme, comme à chaque fois que je regarde le dernier échange entre Bruce Willis et sa fille dans Armageddon. 
C'est ca qui me plaît dans la SF, cette possibilité offerte par la technologie pour faire rêver les gens. 

E.L : En littérature SF quels auteurs aimez vous ? Quels livres avez vous aimé ?

G.B : En SF/Fantastique, je pense ne surprendre personne en avouant que je suis un fan de Stephen King. Mais mon auteur de référence restera toujours Michael Crichton depuis la première fois où j'ai lu la Variété Andromède.

E.L : comment s'organise le travail autour du film ? Avant pendant et apres le tournage ?

G.B : C'est un boulot monstrueux, surtout quand on a une petite équipe, un petit budget et que l'on a plusieurs postes. Mais d'un autre côté, ça permet également d'avoir une plus grande liberté. 
Une fois le scénario écrit, je le propose aux acteurs, à qui j'en avais déjà parlé auparavant. Je règle tous les détails concernant les autorisations de tournage des décors etc, je fais avec la météo, et je ... prie.. (les dieux grecs) XD.
Pendant le tournage, ce n'est pas la partie la plus difficile quand tout est prévu à l'avance mais on doit aussi faire avec les aléas, que ce soit un orage imprévu, une crevaison de pneu, un acteur qui se blesse etc...
Après, je fais tout moi même concernant le montage et les effets spéciaux donc j'ai l'entière liberté. 

E.L :  comment en êtes vous arriver à réaliser des films ? Quelle a été votre formation ?

G.B : Je suis entièrement autodidacte et c'est à force d'écrire des scénarios que j'ai voulu un jour les mettre en images. je me suis lancé avec une petite caméra et j'ai essayé d'évoluer le mieux possible. Et j'ai encore des centaines de choses à apprendre.


Crédit photos Bruno Bouquillon

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