Recent Posts

dimanche 24 mai 2015

Interview de Céline Chels


L'Étrange Librarium : Bonjour, pouvez-vous vous présenter et parler de votre parcours, présenter votre roman à nos lecteurs ?

Céline Chels : Bonjour, je m’appelle Céline CHELS et je suis l’auteure du Cycle des polymorphes. J’ai 34 ans et je vis à Dijon avec mon compagnon, Yann (qui travaille avec moi), mon chat et mon furet. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, je n’ai pas fait d’études littéraires. En fait, j’ai une maîtrise de biologie. J’ai été un temps Responsable Qualité en industrie agroalimentaire, mais ce métier ne m’aidait pas à m’épanouir. J’ai tout plaqué en 2010 pour me lancer dans l’écriture de l’Immature. Parallèlement, j’effectue des missions dans les lycées (surveillante d’internat, de vie scolaire, CPE) et je dois avouer que je m’amuse beaucoup plus. Je travaille actuellement sur le tome 2 du Cycle des polymorphes (dont la sortie est prévue pour le mois d’octobre de cette année), ainsi que sur d’autres projets de romans ou de nouvelles.
Mon roman, l’Immature, premier tome du Cycle des polymorphes, retrace les aventures d’Alexandre, un jeune militaire solitaire et maladroit. L’histoire commence à Dijon, un soir d’août, où Alexandre est mordu par un loup-garou. Il se remet miraculeusement de sa blessure et rencontre le directeur d’une association mystérieuse, le Ténébrium, qui a pour but d’étudier les créatures surnaturelles et d’éliminer les individus dangereux pour les humains. Alexandre apprend que son monde est peuplé d’êtres cauchemardesques et merveilleux. Il va devoir s’habituer très vite à cette nouvelle donne s’il veut découvrir qui il est. Car l’homme du Ténébrium a été clair : il n’est sans doute pas humain. Heureusement pour lui, une femme, Drakéna, va l’aider à évoluer au sein de ce monde étrange et à se familiariser avec ses nouveaux compagnons. Avec elle, il va tenter de survivre au milieu des sirènes, centaures, dragons et autres créatures mythologiques, pas toujours amicales envers les humains. Acceptera-t-il la vérité quand elle se révèlera sous ses yeux ? Rien n’est moins sûr…

E.L : Tout d'abord, qu'est-ce qui vous a amenée à écrire ?

C.C : J’écris depuis l’adolescence. J’ai toujours eu besoin d’écrire des choses sur moi ou sur les choses qui m’entourent. J’ai commencé par des petits poèmes publiés dans le journal du lycée, puis par des textes courts publiés sur des forums de jeu en ligne, dans le cadre d’histoires inventées pour donner un peu de vie au jeu. Jusqu’en 2010, je ne me considérais pas comme une auteure, mais comme une scientifique pure et dure. Ce qui a tout changé dans ma perception des choses, ce sont mes lectures. Depuis que j’ai appris à lire, je dévore toutes sortes de livres (romans policiers, histoires vécues, science-fiction, fantasy, épouvante, pour ne citer que ces genres). J’ai eu l’occasion de lire de très bons romans, ainsi que d’autres, beaucoup moins intéressants. En 2010, j’ai eu comme un électrochoc en lisant un roman que je trouvais mal écrit, mais qui se vendait très bien. J’ai repensé à mes textes, qui recevaient généralement un bon accueil des internautes, et je me suis dit : « si cet auteur arrive à vendre et à faire rêver les lecteurs avec ce livre, pourquoi je n’essaierais pas ? » Le pari était lancé. L’idée de l’Immature venait de germer dans mon esprit j’ai commencé en considérant presque cette aventure comme un jeu. Rapidement, je rendue compte du travail que cela représentait. Loin de me décourager, j’ai voulu aller jusqu’au bout, ne serait-ce que pour me confronter aux lecteurs et voir si j’étais capable de les embarquer avec moi dans mon univers. Et le moins que l’on puisse dire, ce que je n’ai pas été déçue !

E.L : Quelles ont été vos sources d'inspiration pour écrire votre saga (en littérature, au cinéma, votre expérience personnelle alimente-t-elle vos récits...) ? Qui sont vos maîtres et coups de cœur en littérature et dans le septième art ?

C.C : Mes sources d’inspirations sont nombreuses, mais viennent essentiellement de mes lectures. J’ai toujours aimé la mythologie grecque, romaine et égyptienne. Mes polymorphes viennent directement de cet univers, même si j’en ai fait quelque chose de différent. En ce qui concerne les livres, j’aime particulièrement la littérature sur les vampires (avec Anne Rice comme référence) et sur les dragons (j’ai un gros faible pour la balade de Pern, d’Anne Mc Caffrey). Cependant, je lis énormément de genres différents, et les lister ici prendrait des heures (surtout des heures à me rappeler de tout en fait). Je peux quand même citer Stephen King, qui m’a fait frissonner d’horreur plus d’une fois, ou Bernard Weber, dont j’adore l’univers original. J’ai grignoté les enquêtes d’Hercule Poirot d’Agatha Christie. J’aime beaucoup quand un auteur est capable de recréer un univers, comme Christopher Paolini ou Robin Hobb (je vous ai dit que j’aimais les dragons ?), ou quand, comme moi, l’auteur s’ancre dans la réalité pour raconter ses histoires (par exemple, Stéphénie Meyer ou Charlaine Harris, qui écrivent toutes les deux sur les vampires). Évidemment, lorsqu’un auteur traite de créatures mythologies, comme Rick Riordan, je m’y intéresse aussi. Enfin, je lis aussi de la littérature plus classique (là, les noms me viennent moins facilement, mais je pense immédiatement à Jane Austen ou à Amélie Nothomb, par exemple). Je pourrais continuer comme ça pendant des heures sans me fatiguer, mais je pense qu’à un moment ou à un autre, je risque de vous ennuyer.
Au cinéma, j’ai peu de coups de cœurs, car ils sont souvent associés à mes lectures. J’ai tout de même un film fétiche : Braveheart. Ah ! Mel Gibson qui hurle liberté alors qu’on l’écartèle, ça me fait toujours un petit quelque chose… Mais en général, je ne suis pas fan des histoires qui finissent mal (par exemple, j’ai passé une demi-heure à pleurer sans pouvoir m’arrêter à la fin du film Sept vies, et j’ai horreur de me mettre dans un état pareil. Idem quand j’ai lu la Fin des temps, de René Barjavel).
Par contre, bien que j’en aie écrite quand j’étais adolescente, je n’aime pas beaucoup lire de la poésie. Le temps de quatre ou cinq vers, et je décroche. Il me faut vraiment une histoire pour arriver à rester concentrée.

E.L : Comment s'est organisé le travail d'écriture ? Avant et après la publication ? Pendant l'écriture, le moment de la journée où vous écrivez le mieux ? Un rituel autour de l'écriture ?

C.C : Pour le travail d’écriture, je commence, avant de rédiger, par décrire mon univers : mes personnages, mes décors, l’intrigue (ossature des principaux évènements du livre). Pour l’Immature, j’ai aussi décrit des éléments d’histoires (celle du Ténébrium, celle des Polymorphes). Ensuite, je me lance. J’essaie de respecter une certaine symétrie (20 chapitres de 20 pages). J’y arrive plus ou moins pendant l’écriture. Je m’y mets le matin, après mon petit bout de ménage, l’après-midi, après le déjeuner, le soir, quand il n’y a rien à la télé (ou pire, quand il y a du foot !) et que je n’ai pas de livre dans lequel je suis immergée. J’essaie d’ailleurs, en phase d’écriture, de réduire mes lectures (avec plus ou moins d’efficacité) parce que, quand une histoire me plait, je me comporte comme une boulimique : je n’arrive plus à lâcher mon livre tant que je ne l’ai pas fini, et comme souvent, je lis des romans en plusieurs tomes, ça peut durer longtemps, et ça me distrait de mon travail). Le soir, quand je vais me coucher, je garde un petit carnet sur ma table de nuit, parce que régulièrement, les petits soucis qui se posent au cours de l’écriture (un dialogue mal écrit, une situation bloquée) se résolvent quand je m’allonge et que je laisse mon petit cerveau fatigué se reposer. Obligeant, celui-ci repasse sa journée et me propose des solutions qui me pousseraient presque à me relever pour m’y remettre. Quand le premier jet est terminé, commencent les relectures. Ce travail prend quasiment autant de temps que la phase d’écriture brut. Je commence par polir mon histoire, à éliminer les incohérences, à retravailler le texte pour développer certains passages ou au contraire réduire des descriptions trop longues ou mal amenées. Ensuite, comme je ne travaille pas pour une maison d’édition, je confie mon manuscrit à Yann, qui découvre mon histoire et la taillade avec cruauté de long en large. Après moult discussions et négociations à propos des corrections qu’il me suggère, on aboutit à un texte qui commence à ressembler à quelque chose d’exploitable. On retravaille encore un peu, et ensuite on traque les coquilles en tout genre (fautes d’orthographe, de grammaire, de conjugaison). Parallèlement à ce travail de relecture, on fait la couverture, puis, quand on déclare que le livre est commercialisable, on confie le tout à un imprimeur. À partir de là, on entre dans le travail de Yann, qui s’occupe de trouver des librairies et des salons où l’on peut proposer le livre et le faire vivre. Lors de cette période, je prends un peu de temps pour me vider la tête (souvent à grand renforts de livres que j’ai accumulés dans ma pile à lire), je travaille un peu d’autres idées d’histoires, qui évoluent soit en nouvelles, comme l’Âme d’Aelis, soit en roman, comme une histoire que j’ai entamé il y a quelques temps et qui s’étoffe trop pour se contenter d’une nouvelle). Et puis, je recommence à zéro pour le tome suivant, je décris les personnages, les décors, l’ossature principale…
J’aime beaucoup écrire le soir, même si je ne le fais pas souvent (c’est plus un moment que je réserve à ma vie privée). Je n’ai pas de rituel particulier autour de l’écriture. Par contre, je ne supporte pas la musique pendant que je travaille (je décroche assez rapidement pour écouter le morceau qui passe), et je n’aime pas trop avoir la télévision allumée, quoique j’arrive assez bien à m’en isoler si le programme ne m’intéresse pas.

E.L : Autre chose à nous faire partager ? Vous avez carte blanche ! (lien vers votre site, page facebook, remerciements, accueil de votre ouvrage par les lecteurs...)

C.C : Attention, me donner carte blanche revient à me donner l’autorisation de dire n’importe quoi (comme cacahuète, perroquet, saltimbanque… N’importe quoi je vous dis).
Plus sérieusement, je tiens à vous remercier d’avoir chroniqué mon roman sur l’Étrange Librarium. C’est très important pour moi de connaître l’avis de lecteurs et de bloggeurs. C’est ce qui me permet de corriger le tir si des défauts dans l’écriture sont relevés. Merci aussi de m’offrir l’opportunité de m’exprimer. J’aime assez l’idée de pouvoir échanger avec les lecteurs et leur expliquer ce que j’ai dans la tête.
Je remercie aussi mes lecteurs, ainsi que ceux qui me suivent sur Facebook ou sur TwitterJe reçois très régulièrement des témoignages de sympathie de leur part, et ça me fait chaud au cœur. Je n’ai qu’une chose à vous dire : vous illuminez mes journées, surtout quand je doute de mon travail.

Merci enfin à Yann, compagnon de mon cœur et de ma vie, qui maltraite mon texte pour son plus grand bien, et qui me porte littéralement dans mes efforts pour vous offrir une histoire qui vous fera passer un bon moment.

Propos recueillis par Lady Fae

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire