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dimanche 14 février 2016

Interview de J.C Gapdy


L'Étrange Librarium : Bonjour, pouvez-vous vous présenter et parler de votre parcours, présenter votre recueil de nouvelles "Aliens, Vaisseau et Cie" à nos lecteurs ?

J.C Gapdy : Jean Christophe Gapdy, dit JCG (c’est d’ailleurs ainsi que je signe la plupart de mes MP et mails). 57 ans en 2014. Origine : terrien pure souche, né dans un coin d’Aquitaine que les Anglais ont occupé et que possédait l’Autre Aénor, Aliénor d’Aquitaine, il y a déjà quelque temps. Famille ayant migré en Pays Forézien alors que j’étais encore petit. Pays Stéphanois dont j’ai gardé quelques expressions du parler gaga autant que des souvenirs des crassiers (dans la région Stéphanoise : on nomme ainsi les terrils, ces collines artificielles issues des résidus de la mine) et de l’ASSE (Association Sportive de Saint Etienne).
Enfance et scolarité très ordinaire qui se sont achevés après quelques méandres entre une Sup Bio à Lyon, un retour en fac à Sainté, l’armée à Angers et l’arrivée en Maîtrise d’Informatique à Lyon I. Marié avec une épouse qui arrive encore à me supporter – on se demande bien comment – et une équipe de quatre mousquetayres du Roi qui sont nés pour les trois quarts en Provence avant de filer de ci de là.
Voilà pour le bonhomme et l’écrivain.
Concernant le recueil, il est né par hasard. Un concours de nouvelles en hommage à Philip K. Dick. Et un éditeur, Assyelle, qui n’a pas limité le nombre de nouvelles à lui envoyer. Alors, j’en ai écrit quatorze, en m’amusant à balayer les divers sous-thèmes de la SF : dystopie, uchronie, aliens, space-opéra, technothriller, univers divergents, post-apocalyptique, etc.
Deux n’ont pas été retenues ; l’une était un peu trop kawaï et était trop dissonante avec les autres. L’autre était légèrement plus hard et ne correspondait pas à la ligne éditoriale. Enfin, lors de la relecture et de l’assemblage, il est apparu que chaque nouvelle qui tient plus de la novella qu’autre chose, cadrait bien sauf une. La plus petite qui ne faisait que 8 pages et qui n’amenait rien de plus au recueil. On l’a retirée d’un commun accord afin de conserver quelque chose d’un peu plus homogène. Même s’il reste encore beaucoup de défauts – c’est mon premier bond dans l’édition – le recueil est relativement cohérent. Celles et ceux qui l’ont lu – pas encore assez nombreux – l’ont tous apprécié. Même si le classement des 3 meilleures novellas varie d’une personne à l’autre.

E.L : Tout d'abord, qu'est-ce qui vous a amené à écrire ?

J.C.G : L’habitude et le plaisir de lire. Une imagination totalement débridée et débordante qui me permet d’aller de la tendresse la plus complète jusqu’à une noirceur fortement ensanglantée, voire une certaine folie des personnages. Une idée du monde assez particulière liée au fait que j’ai toujours aimé la féérie et les mondes à la Brian Froud et Alan Lee. Tout autant que ceux de Jack Vance ou Franck Herbert. Enfin une passion pour l’histoire avec deux époques que j’apprécie toujours énormément, l’Égypte antique de l’ancien au nouvel empire. Le Moyen-Âge avec une préférence marquée pour les civilisations celtes, vikings et l’époque de Charlemagne. Du coup, écrire est venu tout seul, sans y réfléchir durant mon adolescence, mais c’est resté jusqu’à ces dernières années un simple plaisir personnel. Je ne pensais vraiment pas que mes nouvelles et mes univers pouvaient intéresser quiconque.

E.L : Quelles ont été vos sources d'inspiration pour écrire votre recueil de nouvelles (en littérature, au cinéma) ? Qui sont vos maîtres et coups de cœur en littérature et dans le septième art ?

J.C.G : Source d’inspiration ? Il s’agit surtout de l’actualité scientifique. J’ai d’ailleurs souvent mis en note des références et des explications de cette actualité, que ce soit la vie numérique avec le projet Avatar, les mouvements DIY-Bio, le système de surveillance "Stellar Wind" juste avant qu’Edouard Snowden ne dévoile pire, le transhumanisme, les épizooties récentes, etc.
Côté littérature et cinéma, je ne m’en inspire pas, mais j’adore glisser des références à de nombreux auteurs, films ou séries dans mes nouvelles. On trouvera aussi bien des références et des caméos de Philip K. Dick – certains sont évidents d’autres moins – que des clins d’œil explicites à Star Trek par exemple. Je laisse aux lecteurs le plaisir de les rechercher et de les découvrir. Mais il y a aussi des références à des auteurs non SF, tel que Thomas Bernhard, à de la mythologie (comme celle des Iroquois), à des contes de Grimm ou Andersen ou à une chanson de Deep Purple voire au romain Tite Live. Côté coup de cœur, ces dernières années, cela reste Yal Ayerdhal avec son "Rainbow Warriors", le cycle de "Cybione",…

E.L : Comment s'est organisé le travail d'écriture ? Avant et après la publication ? Pendant l'écriture, le moment de la journée où vous écrivez le mieux ? Un rituel autour de l'écriture ?

J.C.G : Aucune organisation spéciale. Hormis trois points : mon ordi et son traitement de texte, un peu de calme durant mon temps libre et de la musique, avec une playlist totalement invraisemblable et particulièrement éclectique. Le meilleur moment reste pour moi l’après-midi. Cela peut déborder jusqu’à la soirée, la nuit tardive ou pire quand j’ai une idée et un récit qui m’a avalé. J’écris assez rarement au réveil. Mais il y a presque toujours du café à proximité ou du jus de pomme. Bien évidemment, des livres à portée de main, avec des dictionnaires ou référentiels. J’y ajoute un accès Internet, pour retrouver mes sources, des points d’actualité ou d’histoire précis, des articles enregistrés quelque part que j’ai besoin ou envie de relire.
Concernant les nouvelles du concours et du recueil, celle de Gandahar ou du HS de Nouveau-Monde, travail en soirée exclusivement pour étudier les corrections proposées, les critiques et remarques des correcteurs pro. J’accepte la plupart des remarques. Je ne retouche que lorsque la proposition émise change le sens de la phrase, ce que je veux y faire passer, ou

E.L : Autre chose à nous faire partager ? Vous avez carte blanche ! (lien vers votre site, page facebook, remerciements, accueil de votre ouvrage par les lecteurs, futurs projets...)

J.C.G : L’accueil de l’ouvrage s’est bien passé. Il manque de notoriété et de visibilité, ce qui est logique car je n’en suis qu’à mon quatrième salon dont, en dernier celui de Peron. Il a été précédé d’un autre recueil, mais de poésie dans le monde de la fantasy. Et suivi d’une participation à deux appels à textes qui ont été acceptés : celui de la revue Gandahar et de Vision de New-York. Dans les projets, ils sont nombreux : écriture actuelle d’un roman de SF dans une thématique particulière avec l’aide d’un alpha-lecteur très accroché par le monde que je commence à développer. J’en profite pour le saluer et le remercier ; si vous avez l’occasion d’aller dans l’Ain, profitez de son salon SF qui a lieu chaque année fin janvier à Péron.
Je finalise une nouvelle inédite que notre ami Aramis Mousquetayre va adjoindre au Hors-Série de Nouveau-Monde, HS que je vais partager avec Tiphaine Levillain et ses magnifiques nouvelles fantastiques. Je finalise aussi une série de nouvelles pour la suite d’Aliens, Vaisseau et Cie, afin d’aborder les autres sous-genres de la SF : laboratory, planetary, military, etc.
En attendant, mon prochain salon sera à Thénac, pour le mois de mars.

Si vous voulez me retrouver, n’hésitez pas :
- Me contacter sur mon compte Facebook ou dans celui du groupeFan de SF
- A parcourir mon blog – qui n’est guère mis à jour ces derniers temps je l’avoue –
- A retrouver le recueil et mes écrits ici :
http://www.gandahar.net/e-boutique/ (dans le recueil n° 5 de la revue)
http://notre-nouveau-monde.blogspot.fr/search/label/JC%20Gapdy (avec 5 nouvelles SF et 1 nouvelle fantastique en ligne)

Lady Fae, Lord Kavern, merci de votre accueil.

Propos recueillis par Lady Fae

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