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lundi 30 janvier 2017

Resident Evil : Chapitre Final


Retour aux sources pour Alice qui, après la bataille de Washington dont elle est la seule survivante, doit retourner à Racoon City... et plus précisément au Hive, où le cauchemar a commencé, il y a 15 ans avec le premier opus de la saga.
Le règne de la Reine Rouge d'Umbrella Corporation touche à sa fin et Paul W.S Anderson signe là un excellent chapitre pour clore cette hexalogie à succès inspirée du jeu vidéo développé et édité par CapCom. C'est justement au moment où CapCom donne une nouvelle direction à son jeu que la saga cinématographique touche à sa fin.

Quand un post-apocalyptique (d)étonnant...

Après une ouverture résumant brièvement mais efficacement les premiers opus pour le spectateur, Paul W.S Anderson boucle la boucle.
Si le public n'a pas manqué de souligner que la saga peinait à convaincre ne sachant pas vraiment quelle direction elle prenait (au bout de 5 opus on peut en effet admettre que l'enthousiasme est retombé !), le scénario de ce sixième volet relance l'intrigue en révélant enfin les véritables plans d'Umbrella Corporation. Des poches de survivants subsistent encore mais l'humanité ne tient plus qu'à un fil, et la direction d'Umbrella Corporation ne semble guère enchantée de constater qu'une poignée d'irréductibles humains résistent encore et toujours !

Les décors en ruine dans lesquels évoluent les survivants et la teinte ocre crépusculaire rendent très bien l'aspect apocalyptique et désespéré du film.
Les scènes d'action et les revirements de situations (même si ils sont attendus et parfois bien prévisibles) donnent à ce long-métrage un rythme soutenu. Les créatures monstrueuses, malgrè leurs (trop) brèves apparitions, impressionnent le spectateur : même quand nous devinons que leurs attaques sont imminentes on se laisse suprendre quand elles surgissent !
Si les acteurs dans leur ensemble ne marqueront pas les esprits par leur prestation on peut cependant admettre qu'ils remplissent le contrat : leur présence à l'écran se résume plus à une performance physique qu'à donner une profondeur aux personnages qu'ils interpêtent. On ne s'y attache pas vraiment mais ce n'est pas le but dans ce genre de film !
A noter tout de même que Iain Glen (Tomb Raider, Kingdom of Heaven, Game of Thrones...) se démarque fort bien : il livre en effet une double prestation de méchant antipathique à la limite de la folie et dont la ferveur religieuse inquiète. C'est d'ailleurs le seul personnage pour lequel on ressent quelquechose même si ce sont de la haine et du mépris mêlés à un brin d'admiration face à son projet machiavélique !
Le réalisateur nous offre une autre exploration du Hive tout en se permettant quelques scènes de pur fans service en référence aux premiers opus. On pense notamment à la scène des lasers meurtriers.


... rencontre une symbolique mystico-religieuse.

Cet épisode post-apocalyptique est truffé de symboles religieux, mythologiques et antiques. On y retrouve entre autre la présence de croix, de talismans et bien sûr la Bible elle-même à laquelle le Dr Isaacs ne cesse de se référer pour justifier de ses choix et de ses agissements jusqu'à annoncer l'Armageddon (combat final entre le Bien et le Mal).
Des chiens mutants nommés Cerbères ont également leur place dans le film. La Reine Rouge, Alice et Alicia ne sont pas sans rappeller les trois Parques. Ces dernières, dans la mythologie romaine, tissent le fil de la vie, le déroules et le coupent. Symbole de de l'évolution du monde, de son changement inéluctable, elles imposent l'idée de fatalité et de mort, destin de tout homme.
On voit également des condamnés ou ennemis du pouvoir en place (ou du moins de ce qu'il en reste) trainés derrière un char avec une foule de zombies affamés : là encore quand Alice se retrouve dans cette inconfortable position sa sentence a été précédée de cette annonce "Que faisons nous à la non-croyante ? On la chasse, on la chasse, on la chasse !". La Païenne est donc jeté en pature à la foule de fervents religieux qui s'incarnent ici sous la forme de mort-vivants.
L'affiche ne laisse pas place aux doutes quand à ces choix symboliques : Alice, dotée d'ailes composées entre autre des Cerbères, ressemble à un ange de l'Apocalypse. Le logo d'Umbrella Corporation fait, quand à lui, office d'auréole.

Les détracteurs de la saga ne se priveront pas de nous dire qu'il n'était pas difficile de faire mieux que les précédents mais c'est à nos yeux le meilleur des six ! Entre une forte symbolique religieuse à laquelle les productions cinématographiques américaines semblent attachées et un rythme soutenu ce sixième épisode explosif conclue avec brio la saga Resident Evil ! 

Lady Fae et Lord Kavern
Remerciements au Cap'Cinéma de Carcassonne pour la projection

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