jeudi 1 novembre 2018

Compétition internationale de courts-métrages Utopiales 2018 Session 2

Cette seconde journée des Utopiales s'est ouverte sur une nouvelle session de courts-métrages en compétition, session globalement un peu décevante, bien moins convaincante que la première. Athina et Lord Kavern vous livrent leurs impressions !

Thalamos de Scott Robson et Andrew Jaksh (Australie) 

Un court-métrage portant sur une mission martienne, qui n'est pas sans rappeler des œuvres existantes, dont il s'inspire tant dans le style que dans le propos. Si le résultat obtenu ne manque pas complètement d'intérêt, il ne parvient pas véritablement à convaincre du fait de son manque d'originalité, ainsi que d'une réalisation un peu brouillonne. 

Un court-métrage bien réalisé mais qui ne résiste pas aux clichés du Space horreur ou du huis-clos spatial. La photo et les prises de vues sont belles mais le montage très hâché pour participer à l'ambiance anxiogène perd un peu le spectateur.

A cat's consciousness d’Andrea Guizar (Pologne/Mexique)

Une proposition complètement décalée tant dans le thème que sur la forme. Le spectateur est embarqué dans un véritable voyage illustré au sein de la conscience féline. Une œuvre étonnante et détonnante, audacieuse, qui a tendance par moment à se perdre à force d'être excessivement perchée, mais qui, à l'image du chat, retombe plutôt pas mal sur ses pattes. 

Une plongée hallucinée et numérique dans la conscience d'un chat. C'est un peu ce que pense le chat de Schrödinger dans sa boîte !

Attack of the cyber octopuses de Nicola Piovesan (Estonie) 

Atmosphère très sombre et très lourde pour cette œuvre représentant un Berlin de fin 21ème siècle envahi par des hordes de Cyber-pieuvres. Des détectives privés usés et désabusés tentent de faire face. Un court-métrage assez laborieux, qui accuse un certain manque de rythme et de soin, et s'essouffle donc assez rapidement. 

Un court-métrage dystopique très inspiré de Blade Runner mais qui peine vraiment à convaincre tant les maquillages, effets spéciaux décors et surtout le mauvais jeu d'acteurs l'entrainent dans la catégorie des petits films de potes ou d'étudiants. Dommage pour un tel projet financé sur Kickstater.

Bendito Machine VI de Jossie Malls Alvarez (France) 

Un petit bijou que ce film présentant de manière enlevée, efficace et sarcastique une évolution biotechnologique complètement emballée et incontrôlable. Techniquement de grande qualité, on sent une belle maîtrise et une certaine originalité au service d'un thème pourtant très largement abordé en SF.

Un autre film d'animation financé lui aussi sur Kickstater. Ici c'est un sans faute : Poétique, drôle, librement inspiré de la scène du monolithe de "2001 L'odyssé de l'espace", l'animation est très fluide, les environnements graphiques évocateurs et l'usage de silhouettes au premier plan parfaits pour ce court-métrage. Une réussite sans conteste.

Mécanique, collectif ESMA (France) 

En découvrant “Mécanique”, on ne peut que songer à Wall-E. Style, dessin, esprit sont identiques. L'ESMA parvient à réaliser un travail assez classique, mais bien conçu et touchant, destiné à un large public. 

Un court-métrage très inspiré de WALL-E. Joli, efficace mais qui ne raconte pas grand chose de neuf comparé au chef d'œuvre de Pixar dont il s'inspire. Une belle prestation technique voilà tout.


Contractor 014352 de Simon Ryninks (Grande-Bretagne)

Un employé tente de s'affranchir de son statut d'agent de saisie sans âme pour tenter de retrouver une humanité face à un écran et une hiérarchie faisant défiler les individus tels des numéros. Un propos intelligent qui n'est pas sans questionner, mais qui souffre toutefois de certaines longueurs inutiles. 

Un court-métrage d'anticipation terriblement juste sur les rapports humains, les écrans, la distanciation qu'ils genèrent et la gestion comptable des ressources humaines. Un récit à l'image de son protagoniste : à la recherche de chaleur humaine et d'authenticité.

Everything de David O'Reilly (États-Unis) 

Un court-métrage présentant de manière concise une véritable odyssée sur la vie. Intelligent voire brillant, visuellement bien ficelé mais un peu trop dense au point d'être légèrement indigeste. 

Un court-métrage philosophique abordable qui redéfinit notre relation au microscopique et à l'infiniment grand. Une fable subatomique qui sait flirter avec l'immensité de l'univers.




Athina et Lord Kavern

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